28 septembre 2004
Sondages, sondages, je vous aime...
Pourquoi à chaque élection politique y a-t-il un tel engouement des responsables éditoriaux et politiques pour les sondages ?
Parce qu'ils n'ont rien à dire, rien à faire valoir, alors ils remplissent avec des chiffres, comme toujours, creux, comme toujours, et sans fondement, comme toujours.
Le même jour, deux sondages menés auprès de la même population, à savoir la population des Etats-Unis, fait mousser Georges W. Bush à près de 60% des intentions de vote, pendant que son rival John Kerry se voit attitré d'un 49% par un autre journal.
Ne savent-ils pas encore que dans une "démocratie", on ne compte pas plusieurs fois le vote d'une personne ?
Ou bien ont-ils oublié, l'école est loin pour les vieillards qui sont au pouvoir, que 60+49 ne font pas 100 ?
Les sondages ont-ils une réelle valeur ? Bien sûr que non, ils sont manipulés, trafiqués afin de paraître scientifiques, avec des petits : "marge d'erreur de 3%". Marge d'erreur de 30% serait plus juste, surtout en politique.
Sans compter que l'on ne prend pas en compte les intentions de ceux qui sont indécis (on ne compte que ceux qui se prononcent, car les autres n'existent pas en "démocratie"), et de ceux qui ne vont pas voter. Et souvent ils représentent la majorité à eux-seuls.
Cette majorité-là, silencieuse, inintéressée par les débats politiciens, les magouilles de pouvoir, les décisions bananières, l'argent du peuple, cette majorité-là vit dans une indifférence quasi-totale du processus électoral et n'intéresse pas les sondeurs et les éditeurs.
Non, on ignore ce que l'on peut faire pour amener ces gens-là à participer, à vivre pleinement leurs droits et leurs devoirs.
Et cela n'est pas du tout dans l'intention de changer ces pratiques. Plus un peuple est abruti par la télévision, les séries débiles et tant qu'il mange des chips et du pop-corn au cinéma, qu'il consomme au-delà de ses besoins pour le plus grand bien des puissants, moins il participe et moins on le fait participer, et plus on le contrôle, on lui fait faire des trucs d'abruti, on lui fait avaler des milliards de canettes de boissons sucrées, des hamburgers bien épais et dégoulinants de sauce, on l'envoi faire une petite guéguerre de temps en temps pour les besoins de ravitaillement.
Bref, on se retrouve dans une démocratie dictatoriale, contrôlée à l'aide de sondages bidons, de débats politiciens bouffis de nullité, vides de sens, ou bien haineux et inintelligents au possible.
Et le plus beau dans tout ça, c'est l'export de cette idiotie que veulent en faire les crétins qui dirigent un pays comme ça partout dans le monde.
Et ça marche, c'est tellement beau le progrès. Enfin ça marche...
Carte des contributions à la campagne américaine
Parce qu'ils n'ont rien à dire, rien à faire valoir, alors ils remplissent avec des chiffres, comme toujours, creux, comme toujours, et sans fondement, comme toujours.
Le même jour, deux sondages menés auprès de la même population, à savoir la population des Etats-Unis, fait mousser Georges W. Bush à près de 60% des intentions de vote, pendant que son rival John Kerry se voit attitré d'un 49% par un autre journal.
Ne savent-ils pas encore que dans une "démocratie", on ne compte pas plusieurs fois le vote d'une personne ?
Ou bien ont-ils oublié, l'école est loin pour les vieillards qui sont au pouvoir, que 60+49 ne font pas 100 ?
Les sondages ont-ils une réelle valeur ? Bien sûr que non, ils sont manipulés, trafiqués afin de paraître scientifiques, avec des petits : "marge d'erreur de 3%". Marge d'erreur de 30% serait plus juste, surtout en politique.
Sans compter que l'on ne prend pas en compte les intentions de ceux qui sont indécis (on ne compte que ceux qui se prononcent, car les autres n'existent pas en "démocratie"), et de ceux qui ne vont pas voter. Et souvent ils représentent la majorité à eux-seuls.
Cette majorité-là, silencieuse, inintéressée par les débats politiciens, les magouilles de pouvoir, les décisions bananières, l'argent du peuple, cette majorité-là vit dans une indifférence quasi-totale du processus électoral et n'intéresse pas les sondeurs et les éditeurs.
Non, on ignore ce que l'on peut faire pour amener ces gens-là à participer, à vivre pleinement leurs droits et leurs devoirs.
Et cela n'est pas du tout dans l'intention de changer ces pratiques. Plus un peuple est abruti par la télévision, les séries débiles et tant qu'il mange des chips et du pop-corn au cinéma, qu'il consomme au-delà de ses besoins pour le plus grand bien des puissants, moins il participe et moins on le fait participer, et plus on le contrôle, on lui fait faire des trucs d'abruti, on lui fait avaler des milliards de canettes de boissons sucrées, des hamburgers bien épais et dégoulinants de sauce, on l'envoi faire une petite guéguerre de temps en temps pour les besoins de ravitaillement.
Bref, on se retrouve dans une démocratie dictatoriale, contrôlée à l'aide de sondages bidons, de débats politiciens bouffis de nullité, vides de sens, ou bien haineux et inintelligents au possible.
Et le plus beau dans tout ça, c'est l'export de cette idiotie que veulent en faire les crétins qui dirigent un pays comme ça partout dans le monde.
Et ça marche, c'est tellement beau le progrès. Enfin ça marche...
Carte des contributions à la campagne américaine
22 septembre 2004
Catastrophe en Haïti : combien ça coûte ?
Vous
souvenez-vous de ce qu'a coûté le passage d'Ivan en Floride et dans le
Golfe du Mexique il y a quelques temps ? Disons quelques milliards de
dollars. C'était vraiment la priorité, quelques personnes ont
malheureusement perdu la vie, ici et là, mais les assurances
rembourserons.
Aujourd'hui, Haïti est encore une fois sous les feux de l'actualité, comme au printemps, avec des inondations, des milliers de morts, et quelques dégâts. Quelques dégâts ? Combien de dollars partis dans l'océan ? Personne ne le sait. Pourquoi ? Parce qu'aucune compagnie d'assurance ne se rendra là-bas pour évaluer et surtout financer la remise en état des infrastructures et compenser les familles des victimes.
Il n'y a pas d'infrastructures, personne ne s'est assuré pour qui et quoi que ce soit, parce que personne n'en a les moyens.
Là-bas, on ne compte pas en dollars, mais en vies perdues, en nombre d'enfants retrouvés sans vie au milieu des immondices et des débris, ou bien des cadavres d'animaux qui pourrissent au soleil revenu.
Rappelez-vous qu'aux Etats-Unis, on ne sait jamais combien de gens vont au cinéma, mais uniquement combien ont rapporté tel ou tel film en millions de dollars. L'important c'est l'argent, pas l'humain.
Tout se compte, tout a un prix, même les vies humaines.
Mais pour Haïti, l'un des pays les plus pauvres du monde et sûrement le plus pauvre des Amériques, rien n'a de prix, il n'y a rien qui vaille le coût. Même les humains finalement. Leur vie n'a pas de prix, leur perte non plus. C'est juste une catastrophe humanitaire supplémentaire, mais qui ne dérangera absolument personne dans tous les fauteuils bien larges des bureaucrates que sont devenus tous les occidentaux (entre autres). On enverra quelques rustines, on dépensera avec parcimonie quelques petits euros ou dollars, point.
Est-ce qu'on y investira pour remettre les infrastructures en place et les améliorer ? Est-ce que des entreprises s'y installeront et développeront l'économie et les emplois, améliorant ainsi la qualité de vie des populations ? Est-ce que quelqu'un s'intéressera à la suite ? Non, comme toujours avec ce pays.
Et pourtant, dans les pays développés, les dégâts sont presque uniquement matériels, et on compte les morts sur les doigts de quelques mains. Et on peut remettre en état, les assurances remboursent, ou bien l'état, quand il y en a un.
Le monde est ainsi fait me direz-vous ? Moi je vous dis que le monde est ce que nous en avons fait, et nous savons tous très mal faire, croyez-moi.
Si j'étais PDG de ce monde (à la place de "certain autre"), je me virerais illico pour incompétence aggravée en matière de gestion. Et peut-être que je me foutrais un procès au cul.
Haïti sous les eaux
Aujourd'hui, Haïti est encore une fois sous les feux de l'actualité, comme au printemps, avec des inondations, des milliers de morts, et quelques dégâts. Quelques dégâts ? Combien de dollars partis dans l'océan ? Personne ne le sait. Pourquoi ? Parce qu'aucune compagnie d'assurance ne se rendra là-bas pour évaluer et surtout financer la remise en état des infrastructures et compenser les familles des victimes.
Il n'y a pas d'infrastructures, personne ne s'est assuré pour qui et quoi que ce soit, parce que personne n'en a les moyens.
Là-bas, on ne compte pas en dollars, mais en vies perdues, en nombre d'enfants retrouvés sans vie au milieu des immondices et des débris, ou bien des cadavres d'animaux qui pourrissent au soleil revenu.
Rappelez-vous qu'aux Etats-Unis, on ne sait jamais combien de gens vont au cinéma, mais uniquement combien ont rapporté tel ou tel film en millions de dollars. L'important c'est l'argent, pas l'humain.
Tout se compte, tout a un prix, même les vies humaines.
Mais pour Haïti, l'un des pays les plus pauvres du monde et sûrement le plus pauvre des Amériques, rien n'a de prix, il n'y a rien qui vaille le coût. Même les humains finalement. Leur vie n'a pas de prix, leur perte non plus. C'est juste une catastrophe humanitaire supplémentaire, mais qui ne dérangera absolument personne dans tous les fauteuils bien larges des bureaucrates que sont devenus tous les occidentaux (entre autres). On enverra quelques rustines, on dépensera avec parcimonie quelques petits euros ou dollars, point.
Est-ce qu'on y investira pour remettre les infrastructures en place et les améliorer ? Est-ce que des entreprises s'y installeront et développeront l'économie et les emplois, améliorant ainsi la qualité de vie des populations ? Est-ce que quelqu'un s'intéressera à la suite ? Non, comme toujours avec ce pays.
Et pourtant, dans les pays développés, les dégâts sont presque uniquement matériels, et on compte les morts sur les doigts de quelques mains. Et on peut remettre en état, les assurances remboursent, ou bien l'état, quand il y en a un.
Le monde est ainsi fait me direz-vous ? Moi je vous dis que le monde est ce que nous en avons fait, et nous savons tous très mal faire, croyez-moi.
Si j'étais PDG de ce monde (à la place de "certain autre"), je me virerais illico pour incompétence aggravée en matière de gestion. Et peut-être que je me foutrais un procès au cul.
Haïti sous les eaux
20 septembre 2004
Impôt mondial contre la faim
Jacques
Chirac, le président de la France, et Lula, le président du Brésil, ont
annoncé leur intention de créer un impôt mondial contre la faim.
La faim est la "maladie" qui tue le plus sur notre planète. Et cela fait, comment dire, un bout de temps...
Mais l'heure est grave, car c'est aujourd'hui que tout se décide.
Aujourd'hui, car nous sommes en pleine mondialisation, un vieux-nouveau concept, et tous peuvent voir sur leurs écrans plats que le monde meurt de faim.
Aujourd'hui, et il faut faire vite, car demain nous ne serons peut-être plus là. Plus élus ou désignés par les grands de ce monde pour conduire les affaires publiques.
Mais que fait la France dans ce domaine, alors que l'on sait que parmis les pays les plus pauvres se trouvent d'anciennes colonies où l'on parle encore français pour le plaisir ? L'Afrique sub-saharienne notamment, le Mali, le Niger, la Mauritanie, le Tchad, et la liste est longue, sont tous des pays amis de la France. Combien les dirigeants de multinationales ont-ils investis dans ces pays, pour créer des emplois, développer l'économie, et le bien-être (mais c'est tout à fait secondaire) ?
On ne sait pas compter à Paris. On ne partage pas à Paris. On sait parler et déclarer à Paris. On sait prendre l'avion et aller à New York, à Paris.
LeMonde.fr à écrit : "Sans un sursaut international, ce n'est pas en 2015 que les petits Africains pourront tous aller à l'école primaire, mais en 2129. L'extrême pauvreté ne pourra être divisée par deux en Afrique qu'en 2147, et il faudra attendre 2165 pour réduire des deux tiers la mortalité infantile."
Mais quelle différence avec 1993, 1879, 1861 ou 1843 ? Il y a 125 ans, les petits africains n'allaient déjà pas à l'école, et ils n'iront pas tous dans 125 ans. L'extrème pauvreté ne sera pas plus divisée par deux, la mortalité infantile ne sera toujours pas au niveau occidental.
Pas tant que les puissants de ce monde seront à la botte de l'argent, travailleront pour les grandes entreprises, le profit, et les beaux voyages au soleil tous frais payés pour noël.
Cet argent, il faut bien le prendre quelque part, il ne s'invente pas tout seul, il presse comme des citrons les humains, il régit les vies, les morts de tous. Il nous dit quoi manger et boire, où aller en vacances, quel véhicule acheter, quelle essence brûler, quel écran plat visionner, et qui doit payer des impôts.
Chirac, millionnaire modeste, nous demande de payer des impôts. C'est risible, mais c'est pour le bien de la communauté.
Bougez pas, je regarde si j'ai un petit 50 milliards dans mon portefeuille.
La faim est la "maladie" qui tue le plus sur notre planète. Et cela fait, comment dire, un bout de temps...
Mais l'heure est grave, car c'est aujourd'hui que tout se décide.
Aujourd'hui, car nous sommes en pleine mondialisation, un vieux-nouveau concept, et tous peuvent voir sur leurs écrans plats que le monde meurt de faim.
Aujourd'hui, et il faut faire vite, car demain nous ne serons peut-être plus là. Plus élus ou désignés par les grands de ce monde pour conduire les affaires publiques.
Mais que fait la France dans ce domaine, alors que l'on sait que parmis les pays les plus pauvres se trouvent d'anciennes colonies où l'on parle encore français pour le plaisir ? L'Afrique sub-saharienne notamment, le Mali, le Niger, la Mauritanie, le Tchad, et la liste est longue, sont tous des pays amis de la France. Combien les dirigeants de multinationales ont-ils investis dans ces pays, pour créer des emplois, développer l'économie, et le bien-être (mais c'est tout à fait secondaire) ?
On ne sait pas compter à Paris. On ne partage pas à Paris. On sait parler et déclarer à Paris. On sait prendre l'avion et aller à New York, à Paris.
LeMonde.fr à écrit : "Sans un sursaut international, ce n'est pas en 2015 que les petits Africains pourront tous aller à l'école primaire, mais en 2129. L'extrême pauvreté ne pourra être divisée par deux en Afrique qu'en 2147, et il faudra attendre 2165 pour réduire des deux tiers la mortalité infantile."
Mais quelle différence avec 1993, 1879, 1861 ou 1843 ? Il y a 125 ans, les petits africains n'allaient déjà pas à l'école, et ils n'iront pas tous dans 125 ans. L'extrème pauvreté ne sera pas plus divisée par deux, la mortalité infantile ne sera toujours pas au niveau occidental.
Pas tant que les puissants de ce monde seront à la botte de l'argent, travailleront pour les grandes entreprises, le profit, et les beaux voyages au soleil tous frais payés pour noël.
Cet argent, il faut bien le prendre quelque part, il ne s'invente pas tout seul, il presse comme des citrons les humains, il régit les vies, les morts de tous. Il nous dit quoi manger et boire, où aller en vacances, quel véhicule acheter, quelle essence brûler, quel écran plat visionner, et qui doit payer des impôts.
Chirac, millionnaire modeste, nous demande de payer des impôts. C'est risible, mais c'est pour le bien de la communauté.
Bougez pas, je regarde si j'ai un petit 50 milliards dans mon portefeuille.
18 septembre 2004
Darfour. Vous avez dit Darfour ? Mais c'est où ça Darfour ?
Comment, je ne connais pas Darfour ? Ah on dit le Darfour, et ah ! c'est une province de l'ouest du Soudan !
Eh bien c'est un peu le trou du c.. du monde, là-bas, non ? Que voudriez-vous que j'aille faire dans un tel endroit ?
Cela doit être au minimum le désert, il n'y a personne. Du moins personne qui vaille le coût.
Le Darfour, comme vous dites, je n'en ai rien à fou... ! J'ai bien d'autres soucis en tête, et autrement plus urgents !
Je dois passer prendre ma fille à l'école, l'emmener manger au McDo, comme tous les mercredis midi, aller au centre commercial faire le remplissage du frigo, appeler ma femme, regarder une connerie à la télé ce soir, me coucher pas trop tard pour aller travailler demain, me faire chier dans les bouchons... Vous croyez pas que j'ai une vie bien remplie ? En plus il faut faire du sport pour perdre du poids. Tiens, encore des gens qui n'ont pas besoin de perdre du poids, les soudanais ! Ils n'ont sûrement rien à manger.
Ah bon ils vivent dans des camps de réfugiés au Tchad, en plein désert ? Mais l'année dernière, j'ai déjà donné 30 euros. Vous voulez me ruiner en plus ? Allez faire vos quêtes ailleurs, le ministère des finances me surveille de près.
Ils trouvent louche qu'avec mon salaire (misérable) de cadre supérieur, je puisse m'offrir un 4x4 énorme, une belle maison près de Paris, une petite villa en Bretagne, un petit voilier de 18 mètres, et quelques semaines par an en Tunisie, Maroc, Sénégal, Guadeloupe, Québec, Turquie, République Dominicaine. Oui je suis un grand globe-trotter, je me vante même d'avoir fait pratiquement tous les clubs-med de la terre ! :-)
Alors vous voyez que je suis assez pris comme ça, pas besoin de me rajouter des remords sur les pauvres petits africains qui crèvent de faim, assassinés par leur gouvernement, abandonnés par les puissants de ce monde, génocidés (c'est pas en Afrique déjà qu'il y a eu un génocide ? Je ne me souviens plus très bien, c'était il y a une dizaine ou une douzaine d'années je crois).
De toutes façons, l'ONU s'en était occupée, hein ? Comme toujours. Bon, on peut lui faire confiance, elle est TOTALEMENT indépendante, personne, je dis bien personne, même pas les américains ou les français, ne peut faire pression sur elle pour quoi que ce soit ! Alors !
C'est la cavalerie qu'il faut envoyer là-bas. Eh bien qu'on l'envoi !
Mais là je vous quitte, je vais être en retard à l'école, et je vais encore me faire engueuler par ma femme !
Carte du Darfour
Eh bien c'est un peu le trou du c.. du monde, là-bas, non ? Que voudriez-vous que j'aille faire dans un tel endroit ?
Cela doit être au minimum le désert, il n'y a personne. Du moins personne qui vaille le coût.
Le Darfour, comme vous dites, je n'en ai rien à fou... ! J'ai bien d'autres soucis en tête, et autrement plus urgents !
Je dois passer prendre ma fille à l'école, l'emmener manger au McDo, comme tous les mercredis midi, aller au centre commercial faire le remplissage du frigo, appeler ma femme, regarder une connerie à la télé ce soir, me coucher pas trop tard pour aller travailler demain, me faire chier dans les bouchons... Vous croyez pas que j'ai une vie bien remplie ? En plus il faut faire du sport pour perdre du poids. Tiens, encore des gens qui n'ont pas besoin de perdre du poids, les soudanais ! Ils n'ont sûrement rien à manger.
Ah bon ils vivent dans des camps de réfugiés au Tchad, en plein désert ? Mais l'année dernière, j'ai déjà donné 30 euros. Vous voulez me ruiner en plus ? Allez faire vos quêtes ailleurs, le ministère des finances me surveille de près.
Ils trouvent louche qu'avec mon salaire (misérable) de cadre supérieur, je puisse m'offrir un 4x4 énorme, une belle maison près de Paris, une petite villa en Bretagne, un petit voilier de 18 mètres, et quelques semaines par an en Tunisie, Maroc, Sénégal, Guadeloupe, Québec, Turquie, République Dominicaine. Oui je suis un grand globe-trotter, je me vante même d'avoir fait pratiquement tous les clubs-med de la terre ! :-)
Alors vous voyez que je suis assez pris comme ça, pas besoin de me rajouter des remords sur les pauvres petits africains qui crèvent de faim, assassinés par leur gouvernement, abandonnés par les puissants de ce monde, génocidés (c'est pas en Afrique déjà qu'il y a eu un génocide ? Je ne me souviens plus très bien, c'était il y a une dizaine ou une douzaine d'années je crois).
De toutes façons, l'ONU s'en était occupée, hein ? Comme toujours. Bon, on peut lui faire confiance, elle est TOTALEMENT indépendante, personne, je dis bien personne, même pas les américains ou les français, ne peut faire pression sur elle pour quoi que ce soit ! Alors !
C'est la cavalerie qu'il faut envoyer là-bas. Eh bien qu'on l'envoi !
Mais là je vous quitte, je vais être en retard à l'école, et je vais encore me faire engueuler par ma femme !
Carte du Darfour
17 septembre 2004
Moscou et sa "préventive".
Poutine, ce grand démocrate devant tous, vient de nous faire parvenir sa dernière sauce à la anti-terrorisme.
Il veut frapper n'importe où, n'importe qui, n'importe quand, ceux et celles qui ne lui reviendront pas.
Les cibles sont faciles, l'ancien ennemi dans la conquête planétaire les a désignées pour les autres : les méchants.
Les gentils peuvent rester chez eux, rien à voir, circulez.
Les gentils c'est peut-être nous, du moins jusqu'à ce que nous déplaisions aux grands.
J'ai le souvenir (intime) que certains chantres du libéralisme militaire souhaitaient il y a quelques temps (obscures) nettoyer la France avec une petite guerre histoire de lui rappeler qui était le maître.
Poutine fantasme sur une histoire des maîtres du monde. Il serait le grand héros, libérateur, sorte de James Bond au bureau, avec le doigt sur une gachette en velour rouge sang.
Cela me rappelle furieusement un autre illuminé.
Le Grand Maître actuel du Kremlin, dont le passé est tellement transparent, a bien été directeur du KGB, un centre de remise en forme très actif et réputé il fut un temps pour ses oeuvres libératrices elles aussi.
La nostalgie est un pas franchi allègrement et sans complaisance par certains, et l'on se demande si le sieur n'aurait pas tout bonnement manipulé quelques dégénérés avec pétards, des méchants selon saint W., pour les inciter à créer de toutes pièces une ère de terreur en Russie, et un peu autour.
Pourquoi ? pour reserrer les rênes du pouvoir, si difficilement maniables en temps de contradictions et discussions hémicyclales sans fin.
Désormais, la porte est ouverte grande, et il s'y engouffre, appuyé par une opinion partageant ses propres vues avec elle-même, mais indiscutablement manipulatrice et monopolistique, pour prendre fermement ces rênes et se hisser en homme fort derrière lequel l'on ne peut qu'être.
hum, hum,... déjà vu à maintes et maintes reprises. Il n'y a pas si longtemps encore.
Et heureusement, le chef des méchants de l'heure, le grand représentant du Spectre caucasien, Bassaïev, vient de revendiquer les attaques, opérations banalement logistiques pour un homme qui a souvent par le passé, lui aussi, bien servi les intérêts secrets du Kremlin.
Dans l'histoire, ceux qui se servent des autres et finissent par les trahir, et réciproquement, ont toujours eut une place de choix.
Poutine rentrera dans ce panthéon, je l'y placerai moi-même.
Il veut frapper n'importe où, n'importe qui, n'importe quand, ceux et celles qui ne lui reviendront pas.
Les cibles sont faciles, l'ancien ennemi dans la conquête planétaire les a désignées pour les autres : les méchants.
Les gentils peuvent rester chez eux, rien à voir, circulez.
Les gentils c'est peut-être nous, du moins jusqu'à ce que nous déplaisions aux grands.
J'ai le souvenir (intime) que certains chantres du libéralisme militaire souhaitaient il y a quelques temps (obscures) nettoyer la France avec une petite guerre histoire de lui rappeler qui était le maître.
Poutine fantasme sur une histoire des maîtres du monde. Il serait le grand héros, libérateur, sorte de James Bond au bureau, avec le doigt sur une gachette en velour rouge sang.
Cela me rappelle furieusement un autre illuminé.
Le Grand Maître actuel du Kremlin, dont le passé est tellement transparent, a bien été directeur du KGB, un centre de remise en forme très actif et réputé il fut un temps pour ses oeuvres libératrices elles aussi.
La nostalgie est un pas franchi allègrement et sans complaisance par certains, et l'on se demande si le sieur n'aurait pas tout bonnement manipulé quelques dégénérés avec pétards, des méchants selon saint W., pour les inciter à créer de toutes pièces une ère de terreur en Russie, et un peu autour.
Pourquoi ? pour reserrer les rênes du pouvoir, si difficilement maniables en temps de contradictions et discussions hémicyclales sans fin.
Désormais, la porte est ouverte grande, et il s'y engouffre, appuyé par une opinion partageant ses propres vues avec elle-même, mais indiscutablement manipulatrice et monopolistique, pour prendre fermement ces rênes et se hisser en homme fort derrière lequel l'on ne peut qu'être.
hum, hum,... déjà vu à maintes et maintes reprises. Il n'y a pas si longtemps encore.
Et heureusement, le chef des méchants de l'heure, le grand représentant du Spectre caucasien, Bassaïev, vient de revendiquer les attaques, opérations banalement logistiques pour un homme qui a souvent par le passé, lui aussi, bien servi les intérêts secrets du Kremlin.
Dans l'histoire, ceux qui se servent des autres et finissent par les trahir, et réciproquement, ont toujours eut une place de choix.
Poutine rentrera dans ce panthéon, je l'y placerai moi-même.