Qui peut affirmer une telle chose ? Une personne aussi affreuse que la chose elle-même.
Une personne qui pratique cette monstruosité qu'est l'excision des petites filles, dès leur plus jeune âge.
"Tu ne jouiras point de la vie !"
Savez-vous que 130 millions de femmes, principalement en Afrique, sont excisées dans le monde ? 130 millions...
Et chaque nouvelle année apporte son petit 2 millions supplémentaires.
Savez-vous ce que c'est ?
Ablation du clitoris, ainsi que d'une partie des petites lèvres. Le tout avec une lame de rasoir, non stérilisée de préférence, et sans anésthésie bien entendu. Vous me direz qu'ailleurs, on enlève le prépuce aux jeunes garçons... Cela leur enlève-t-il le plaisir ? Y a-t-il des complications de type infections, douleurs, saignements tout au long de la vie ? Non.
Ces deux formes d'extrémisme "religieux" sont tout aussi innaceptables l'une que l'autre. Soit-disant religieux, ou soit-disant culturel.
Les coutumes, parfois néfastes pour une partie de la population, sont souvent considérées comme inaltérables, infinies, on ne peut et ne doit rien toucher, rien changer. Et tant pis pour les femmes, elles n'avaient qu'à pas...
Heureusement que l'humain sait de temps en temps faire progresser les choses, reculer les vieilles "coutumes" : on ne torture plus en écartelant entre 4 chevaux, on ne roue plus de voleurs au bâton place de Grève à Paris, on se déplace beaucoup moins à cheval, on arrive même à se parler au téléphone d'un bout du monde à l'autre.
Au 21è siècle, pourrait-on faire l'amour et avoir du plaisir tous ensemble ? En tout cas, les hommes ET les femmes ? Après tout, drôle d'idée ! Mais pourquoi pas ? Essayons, on verra bien si la femme prend le dessus, ou si elle reste à sa place.
Car c'est bien de ce dont il s'agit : empêcher les femmes de vivre, pour garder le contrôle, par tous les moyens, y compris guerriers et mutilatoires, les découper au rasoir, voilà un bon moyen radical, elles n'iront plus au bois, pas la peine, ça marche pas, ça donne rien, elles n'en auront plus envie, plus jamais !
Leurs hommes peuvent-ils encore les regarder ? Moi j'aurais trop peur de me réveiller un jour dans le sang de mon pénis découpé et posé sur la table, en guise de trophée. Avec un sourire en coin, bien contente de son coup, de sa domination, de son pouvoir, de sa supériorité.

" Tu veux un petit café ce matin, mon chéri ?"

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