Yasser Arafat est mort ce jeudi 11 novembre 2004 à Paris.
D'aucun se demandent déjà quelles sont réellement les causes de sa mort. Pourquoi avoir gardé si secret l'état de santé du dirigeant palestinien, alors qu'il est une figure plutôt populaire ? Le médecin personnel de Yasser Arafat se demande même si cela ne cacherait pas quelque chose.
Après tout, il quitte Ramallah pour Paris encore conscient, puis hop !, le simple fait de se retouver à Paris le fait basculer dans le coma. Paris m'a souvent fait quelque chose, mais à ce point-là...
Israël aurait-elle quelque chose à voir dans tout ça ? Le mobile serait assez évident, et ils n'ont même jamais caché leurs intentions d'assassiner Arafat, au même titre que d'autres dirigeants palestiniens qui ne leur revenaient pas. Le tout au su de tous les dirigeants de la planète qui ont mollement contesté de telles méthodes dignes des plus grandes dictatures que nous ayons connues.
L'Histoire jugera un jour les assassins et oppresseurs.
Pour ma part, j'essaie de croire à une mort naturelle, et je pense parfois que tant d'autres personnages, dont ces fameux assassins et oppresseurs, finiront aussi bientôt par retourner en poussières. Et que malheureusement tant d'autres prendront la relève de la haine.

Les hypocrites qui aujourd'hui disent du bien de Yasser Arafat vont continuer à laisser le peuple palestinien se débrouiller seul, avec rien, dans sa lutte pour la liberté face à une armée de mercenaires sur-armés et dangereux, des fous de rage qui déchargent leurs armes dans le dos de petites filles qui vont à l'école.

Et pendant qu'on parlaient, la succession du chef est devenue une course de fond, pendant 60 jours, pour devenir calife à la place du calife mort.
Même la femme de Yasser Arafat se montre brusquement, et sort de sa luxueuse et feutrée réserve parisienne, pour protéger ses intérêts et ses comptes en banques suisses, qui seraient, paraît-il, aussi épais qu'une moquette en peau d'ours blanc.
Où est la vérité dans cette jolie petite histoire ? 1 milliard, 100 millions ? De quoi ? Dollars ? Euros ? Francs suisses ?
Cela fait un peu beaucoup pour un homme qui a toujours vécu comme ses compatriotes, dans un certain dénuement (parlez-en à vos chefs d'état respectifs, leurs ors et tentures aux murs valent bien leur petit pesant...).
On peut raisonnablement penser qu'il y a suffisamment d'argent pour attiser les convoitises de part et d'autre.

Que va-t-il se passer dans les prochaines semaines ? Les israéliens vont-ils engager des négociations avec les palestiniens, maintenant que leur ennemi de toujours, Arafat, est mort ? Vont-ils être cohérents avec leur discours des dernières années, alors qu'ils considéraient qu'Arafat n'était plus un interlocuteur valable ? Rien n'est moins sûr, car ils ont souvent prouvé que leur seule réponse face aux palestiniens a été militaire, et seulement militaire.
L'avenir n'est peut-être pas si rose pour tout le monde.

Carte de la Palestine